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7/10/2009 - 13:29
SYNODE AFRICAIN: DE LA DETTE AU DIALOGUE AVEC L'ISLAM, POURSUITE DES INTERVENTIONS
L'Afrique est opprimée par une lourde dette mondiale que pas même la prochaine génération ne sera apte à solder, a déploré Sa Sainteté Abuna Paulus, patriarche de l'Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo, invité spécial du 2ème synode africain, abordant mardi un thème d'une importance cruciale pour le développement du continent. "Les pays riches qui ont contribué à exploiter les ressources africaines ne se rappellent l'Afrique que quand ils ont besoin de quelque chose d'elle", a poursuivi le patriarche, évoquant la "violente colonisation" et l'exploitation injuste des immenses ressources naturelles de l'Afrique. "J'aimerais profiter de cette audience pour inviter tous les responsables religieux à travailler pour la paix, à protéger les ressources naturelles que Dieu nous a données et à défendre la vie et l'innocence des enfants", a-t-il déclaré, se référant à d'autres problèmes de l'Afrique, comme l'implication des mineurs dans les conflits armés, l'accès insuffisant de la population à l'instruction, la diffusion de maladies, les migrations et la fuite des cerveaux. "Les responsables religieux africains ne doivent pas seulement s'occuper de travail social, mais doivent également répondre aux importants besoins spirituels des femmes et des hommes d'Afrique", a ajouté le patriarche, présentant la mosaïque africaine comme la patrie de "tous les types de population dans une grande variété de couleurs. (.) C'est également la preuve que l'Afrique est un continent où tous les peuples vivent dans l'égalité indifféremment de leur couleur et de leur race". Le cardinal Polycarp Pengo, archevêque de Dar-es-Salaam (Tanzanie), a lui aussi pris la parole, pour inviter les participants du synode à "dénoncer, même contre nous-mêmes, les abus dérivant du rôle et de la pratique de l'autorité, le tribalisme et l'ethnocentrisme, le parti pris politique de responsables religieux", de manière à parvenir à "une plus grande communion et une plus importante solidarité pastorale au sein de l'Église en Afrique". L'intervention de Mgr Maroun Elias Lahham, évêque de Tunis (Tunisie), a notamment traité de "la spécificité des relations islamo chrétiennes dans les Églises de l'Afrique du Nord", susceptible d'"enrichir les expériences de dialogue vécues ailleurs (en Europe ou en Afrique subsaharienne) et désamorcer les réactions de peur et de refus de l'Islam qu'on commence à ressentir dans certains pays". L'Église nord-africaine, a ajouté l'évêque, est "une Église de la rencontre", qui "n'est pas persécutée", "même si elle n'a pas toute la liberté qu'elle souhaiterait", et est "fortement engagée dans le service humain, social, culturel et éducatif des pays qui l'accueillent". Quant au cardinal Angelo Sodano, doyen du Collège des Cardinaux (Vatican), il a exprimé aux pères synodaux africains la proximité de l'Église dans leur mission d'"être les artisans de réconciliation, de justice et de paix sur tout le continent". (CC/CN)



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