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| 15/10/2009 - 13:36 |
| SYNODE: ESPOIRS ET ENJEUX DE L'AFRIQUE À L'ÉTUDE DES CIRCULI MINORES |
Les conflits et les catastrophes persistent en Afrique et rendent nécessaire la coopération tout en respectant l'indépendance des populations du continent, a déclaré mercredi le cardinal John Njue, archevêque de Nairobi (Kenya), président de la Commission d'information du synode des évêques sur l'Afrique, à la conférence de presse sur la présentation de la Relatio post disceptationem de la 2ème Assemblée spéciale pour l'Afrique qui se tient actuellement au Vatican. Répondant aux questions des journalistes sur l'"impérialisme culturel occidental", le cardinal a déclaré que tout ce qui venait de l'extérieur devait "respecter la culture et la dignité de la personne humaine", comme par exemple dans le domaine du commerce, où, a-t-il affirmé, "c'est le producteur qui souffre en fin de compte". De même, le cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban (Afrique du Sud) et président délégué du synode, a indiqué que "l'Afrique a d'immenses potentialités, il faut aider le développement mais nous voulons un partenariat d'égal à égal". Face à la prolifération des sectes, l'archevêque de Durban a observé que "notre tâche, en tant qu'Église et catholiques, consiste à répondre avec justice et vérité, en aidant les communautés dans leurs besoins les plus immédiats, (.) trouver un langage correspondant à la vérité et permettant d'améliorer les conditions de vie". Les participants de la conférence de presse ont également abordé les questions relatives à la santé, au droit à la vie et aux conflits internes : au Kenya, s'est insurgé le cardinal Njue, "les affrontements les plus graves ne sont pas causés par les gens ordinaires mais découlent de petites différences prises à prétexte par les politiques pour renforcer leur pouvoir". La Relatio post disceptationem, tenue mercredi par le cardinal Peter Turkson, rapporteur général du synode, a ainsi conclu la première partie des travaux des évêques : les débats s'effectueront à présent au sein des Circuli Minores à partir de vingt-cinq questions élaborées par le rapporteur général en tant que lignes directrices. Les pères synodaux ont en outre fait part de leur volonté de débattre du drame vécu par les migrants "qui mettent en péril leur propre vie dans l'espoir de trouver un meilleur avenir de l'autre côté de la Méditerranée", des déséquilibres liés à la pauvreté sur le continent, de l'insécurité, des pratiques des multinationales et de la richesse de la doctrine sociale de l'Église comme stimulant pour la classe politique africaine. (FB/CN)
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